Roubaix, ville jardin… potager

Roubaix est une des villes les plus pauvres de France, victime des crises du textile et de la vente par correspondance. Citoyens, associations et habitants relèvent la tête. Ils conjuguent solidarité et respect de la planète. Après avoir été pionnière du zéro déchet, la ville développe son agriculture urbaine.

Pour l’instant, Roubaix compte une dizaine de jardins partagés et 26 jardins familiaux sur 15 hectares. « L’objectif est d’augmenter la part de consommation des légumes autoproduits sur le territoire et d’arriver à 10 % de ce qu’on consomme à Roubaix » annonce Sandrine Varlet, chargée de mission à la Ville. Comme ailleurs,  toutes  les  formes d’agriculture urbaine sont expérimentées : cultiver les angles de rue, les toitures…

Des associations relaient cette politique. Le jardin de traverse réunit 60 familles et propose formations et animations : troc de plantes, ateliers de jardinage, vente de légumes bio… La ferme urbaine circulaire du Trichon, installée en centre ville, occupe une friche et un parking de 6.000 m2. Quelques dizaines d’habitants transforment ces vestiges du vieux monde en ferme urbaine, dans une démarche de récupération et de réemploi.

Roubaix se métamorphose à partir des projets concrets : déchets, jardins… il en émerge une  conscience plus  globale. « Nous voulons créer du maraîchage collaboratif, mais aussi de l’habitat partagé et d’autres projets de transition dans ce quartier populaire… Il nous faut remobiliser les habitants autour du bien commun afin de mieux résister aux effets de la crise écologique globale » explique Vincent Boutry, président de l’Université Populaire et Citoyenne de Roubaix.

La stratégie des petits pas n’est pas une fin en soi. C’est un moyen de passer le plus rapidement possible à des actions cohérentes, pour un mode de vie soutenable.

Pour en savoir plus :
www.jardindetraverse.com
http://ferme-trichon.initiative.place/