Petites chroniques du 3, passage de la Gosseline…

« Depuis que j’habite ici, mon plus grand plaisir, c’est…

De sortir pieds nus sur ma terrasse.

D’y regarder l’orage, protégée par la dalle du 1er, jusqu’au moment où tombent les grêlons.

D’être dehors comme dedans.

De voir Grégoire, filer à toute vitesse sur son vélo de course, depuis les portes fenêtres du séjour.

D’entendre Régis, sur la terrasse partagée, parler avec gourmandise et des étoiles plein les yeux, de la dernière invention, – géniale, par été caniculaire ! de cannettes de bière auto – réfrigérées.

De me lever la nuit et de regarder, debout devant la porte fenêtre, les lumières des lampadaires scintiller doucement le long de la rue Alfred Kastler de l’autre côté de ce qui est encore un pré, avant de devenir une friche et puis un chantier, avant que d’autres immeubles ne viennent me boucher la vue.

D’aller y cueillir des brassées de fleurs des champs, – marguerites à foison, bleuets, coquelicots, sauge, pour la maison et penser à offrir le prochain bouquet à mes voisins, Gérald et Benoît.

De planter des laitues sur la terrasse partagée, avec la « famille écoterienne » et de les voir pousser toutes seules, avec toute cette pluie et que personne n’arrive à se décider à les manger, parce qu’elles sont trop belles à voir.

D’inviter Edithe, ma future voisine, à passer derrière le grillage de fortune qui sépare nos deux jardins, pour venir prendre le café sur ma terrasse et l’escabeau, pour ses travaux.

De me décider à aller voir un film à l’UGC, à la dernière minute et d’y aller à pied.

D’être dans une autre ville, à Strasbourg « .

Véronique
Eté 2016